La dépigmentation de la peau

La dépigmentation de la peau

La dépigmentation de la peau

Dépigmentation de la peau BlackisreallybeautifulLa dépigmentation de la peau est un phénomène qui touche les femmes et certains hommes à travers le monde. Communément appelé « tchacho » au Mali, « bojou » au Bénin, « xessal » au Sénégal, « kobwakane » ou « kopakole » dans les deux Congo. Ce phénomène est apparu en Afrique de l’Ouest dans les années 1960.
Le blanchiment de la peau tient ses racines du 18ème siècle, c’est un reflet d’un traumatisme post-colonial. Elle est aussi chez certains un complexe d’infériorité qui les conduit à sous-estimer la couleur noire et à favoriser la couleur blanche.

Les autres raisons qui motivent cette démarche sont diverses :
- l’influence des médias
- l’influence de l’entourage
- manque d’estime de soi
- aliénation
- pour le pouvoir de séduction (les femmes souhaitent devenir claires pour plaire aux hommes)
- signe d’intégration et d’ascension sociale ou la blancheur est le canon de beauté

Plusieurs méthodes sont utilisées pour se blanchir la peau ; l’utilisation détournée de corticoïdes (anti- inflammatoires pour soigner les rhumatismes), l’hydroquinone (substance utilisée pour développer des pellicules photos) interdit dans les cosmétiques depuis février 2001 en Europe et certains mélanges dangereux tels que de l’eau de javel, des sels de mercure et du liquide vaisselle. En outre, certains s’injectent du quinacore (produit destiné à soigner les rhumatismes à la base) et qui a pour effets secondaires de blanchir la peau.

Les conséquences de tels pratiques sont graves et peuvent favoriser l’apparition de mycoses, l’hypertension artérielle, des troubles visuelles (glaucome, cataracte), l’hypertrophie cutanée et causer le cancer de la peau.
Quelques témoignages de personnes qui s’éclaircissent :

« Il faut dire que j’ai fait la dépigmentation car toutes mes copines se blanchissaient la peau, je n’avais pas le choix. Elles ont réussi à m’influencer. »

« Je ne peux pas dire franchement ce qui m’a poussée à faire du xessal, je crois que c’est à la fois par feeling ou pas amour de la blancheur, mais aussi par imitation car mes sœurs et certaines copines faisaient ça. C’est un engrenage, je veux bien arrêter mais j’ai peur que mes copines et mon entourage se moquent de moi. J’ai aussi peur d’avoir un teint charbon comme on dit ou d’avoir des problèmes de peau. »

 

Le documentaire de la réalisatrice Khardiata Pouye " Cette couleur de peau qui dérange/ Xessal (blanchiment de la peau en wolof) au Sénégal"  illustre parfaitement le problème de blanchiment de peau  au Sénégal.